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La
Commission des droits de l’homme
Genève, le 15 mars au 23 avril 2004
Déclaration
faite par la Conférence Générale des Adventistes
du Septième Jour, NGO en statut consultatif spécial avec
ECOSOC.
Point 13. Les droits des enfants
Mr le Président,
Au nom de la Conférence Générale des Adventistes
du Septième Jour, je voudrais intervenir sur les droits des enfants
quant à leur liberté de religion et de conscience.
La Convention sur les droits des enfants a clairement signifié
le droit fondamental à la liberté religieuse proclamé
dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et
dans d’autres documents et instruments des Nations Unies. En particulier
le premier alinéa de l’Article 14 oblige les Etats parties
à respecter ce droit fondamental :
“Les Etats parties respectent le droit de l'enfant à la
liberté de pensée, de conscience et de religion.”
De plus, l’Article 30 élargi ainsi le droit à la
liberté de culte et de pratiques de la religion :
“Dans les Etats où il existe des minorités
ethniques, religieuses ou linguistiques ou des personnes d'origine autochtone,
un enfant autochtone ou appartenant à une de ces minorités
ne peut être privé du droit d'avoir sa propre vie culturelle,
de professer et de pratiquer sa propre religion ou d'employer sa propre
langue en commun avec les autres membres de son groupe.”
Malgré un langage clair et sans équivoque, l’Eglise
Adventiste est préoccupée par le non-respect par certains
Etats parties de ces obligations explicites.
Les Adventistes du Septième Jour affirment le droit des enfants
à avoir un foyer heureux et stable, ainsi que le droit à
la liberté et aux bienfaits de grandir et de devenir la personne
que Dieu veut qu’ils deviennent. Nous reconnaissons aussi la contribution
positive faite par la Convention des droits des enfants pour aider à
faire de cette affirmation une réalité par son engagement
à garantir la liberté religieuse. En tant qu’église,
nous cherchons à aider les enfants qui souffrent de ces cinq
éléments destructifs :
La pauvreté
La pauvreté influe sur le développement des enfants, les
privant de nourriture, d’habits et de logement nécessaires,
les affectant aussi négativement dans leur santé et dans
leur formation.
L’analphabétisme
L’analphabétisme affecte les parents dans le gain d’un
salaire et dans le soutien de la famille, contraignant ainsi les enfants
dans leur développement.
La Santé précaire
Des millions d’enfants n’ont pas d’accès aux
soins médicaux parce qu’ils n’ont pas une assurance
adéquate ou parce qu’ils habitent dans des endroits dépourvus
de structures médicales.
L’Exploitation et la vulnérabilité
Les enfants sont exploités et corrompus quand ils sont utilisés
comme main d’œuvre à bon marché, comme ouvriers
dans des ateliers clandestins, comme soldats dans les conflits armés
et comme objets sexuels des pédophiles, et quand ils sont exposes
à l’information sexuelle dans les médias ou sur
Internet.
La Violence
Chaque année beaucoup d’enfants meurent à cause
de la violence. La plupart des individus souffrant des conflits armés
sont d’abord les femmes et les enfants. Les enfants portent des
cicatrices physiques et psychologiques même après les conflits.
En réponse à tous ces problèmes et ces besoins,
les Adventistes du Septième Jour ont produit une déclaration
officielle affirmant les droits des enfants suivants :
1. Le droit d’avoir un foyer plein d’amour, stable et protégé
des abus mentionnés ci-dessus.
2. Le droit à la nourriture, aux habits et au logement adéquats.
3. Le droit aux soins médicaux adéquats.
4. Le droit à une éducation qui prépare l’enfant
à jouer un rôle positif dans la société en
lui permettant de développer ses capacités personnelles
et la capacité de gagner sa vie.
5. Le droit a une éducation religieuse et morale au foyer et
à l’église.
6. Le droit à l’absence de discrimination et d’exploitation.
7. Le droit à une identité, au respect, et au développement
positif de l’estime de soi.
Nous
concluons, donc, en appelant les délégués des Etats
ci-présent à renouveler l’engagement de leur gouvernement
national à assurer que la Convention ne soit pas seulement un
document de bons mots et de bonnes intentions, mais qu’il devienne
un instrument produisant une différence définitive et
positive dans le bien être des enfants de notre monde. Merci Mr
le Président.
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