Documents

Interventions

CLICK HERE for the printer-friendly version of this page.

La Commission des droits de l’homme
Genève, le 15 mars au 23 avril 2004

Déclaration faite par la Conférence Générale des Adventistes
du Septième Jour, NGO en statut consultatif spécial avec ECOSOC.

Point 11. Intolerance Religieuse

Depuis plus d’un siècle les Adventistes du Septième Jour ont activement promu la liberté religieuse. Nous reconnaissons l’importance d’être champions de la liberté de conscience et de religion comme étant un droit humain fondamental, en harmonie avec les instruments des Nations Unies.

L’Eglise Adventiste du Septième Jour est présent dans 205 pays. A quelques exceptions, pourtant, les Adventistes constituent une minorité religieuse, et parfois ont été sujets à des restrictions et à de la discrimination. Par conséquent, nous avons toujours reconnu l’urgence de défendre les droits humains.

En tant que citoyens fidèles, les Adventistes croient qu’ils ont le droit à la liberté religieuse, sujet toujours aux droits d’autrui. Cela implique aussi la liberté de se réunir pour adorer et enseigner, pour célébrer le culte le septième jour de la semaine (samedi), et de disséminer des vues religieuses par la prédication publique, ou par les médias. Cette liberté comprend aussi le droit de changer de religion, et d’inviter avec respect aux autres de faire de même. Chaque personne a le droit de demander d’être pris en considération pour des cas où la conscience l’empêche de faire certains devoirs publics, comme par exemple l’appel à porter des armes. Là où les églises sont données l’accès aux medias publics, les Adventistes devraient également y être inclus.

Nous continuerons à coopérer et à développer des relations avec d’autres défendeurs de la liberté religieuse afin de pouvoir toujours défendre cette liberté pour tous, y compris ceux avec qui nous pourrions être en désaccords.

A travers l’histoire humaine les minorités religieuses ont fréquemment été sujettes à la discrimination, à l’intolérance et à la persécution ouverte. Aujourd’hui, l’intolérance et le préjudice religieux sont encore à la hausse. Nonobstant l'affirmation de la liberté d’avoir et de disséminer des vues religieuses et de changer de religion—une affirmation soutenue par des documents et des instruments des Nations Unies reconnus comme la Charte International des Droits Humains—plusieurs pays nient ce droit à ces citoyens. En particulier, nous considérons l’imposition de la peine de mort par quelques gouvernements pour le simple fait de changer de religion comme une violation flagrante.

Des instruments internationaux condamnent la discrimination des minorités, mais tragiquement, quelques pays ont publié des listes des groupes religieux décrits comme des sectes potentiellement dangereuses. Des commissions anti-secte ont été établies, du personnel pour mener des enquêtes a été entraîné, et des lois sévères ont été passées. Des centaines de croyants innocents sont maintenant sous le soupçon officiel et sont traités comme des citoyens de deuxième classe. Tout cela viole la liberté religieuse qui est la base et l’essentiel de tous les droits humains. Les Adventistes du Septième Jour croient qu’il faut obéir aux lois humaines pourvu qu’ils ne soient pas en conflit avec les lois de Dieu. Cependant, nous nous opposons à toute loi, politique ou activité qui discriminent contre les minorités religieuses.

Nous sommes préoccupés, en particulier, par le traitement des minorités religieuses en Azerbaïdjan, Eritrea, les républiques d’Asie centrale (plus spécifiquement le Turkménistan), et les différents régimes de l’Asie du Sud-Est.

L’Eglise Adventiste du Septième Jour défend la liberté religieuse pour tous, aussi bien que la séparation entre l’église et l’état. La Bible enseigne que le Dieu qui nous a offert la vie, nous a également offert la liberté de choisir. Dieu n’accepte que l’hommage offert sans obligation. Les Adventistes du Septième Jour croient aussi que la loi doit être appliquée pareillement et sans faveur capricieuse. Nous estimons qu’aucun groupe religieux ne devrait être jugé par la semblance d’extrémisme parmi quelques uns de ses adhérents. La liberté religieuse est limitée lorsque le comportement agressif et violent viole les droits humains d’autrui.

En soutenant l’Article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et d’autres instruments internationaux, et en harmonie avec ses croyances et son histoire, l’Eglise Adventiste du Septième Jour est pleinement dédiée à promouvoir, à défendre et à protéger la liberté religieuse pour tous et partout. A cet effet, nous continuerons à coopérer avec la Commission de droits de l'homme des Nations Unies, avec d'autres agences internationales, et avec des groupes religieux pour encourager chaque nation à mettre en œuvre le droit fondamental de la liberté religieuse. En outre, nous continuerons à promouvoir le dialogue et la bonne compréhension entre les autorités gouvernementales et les peuples qui appartiennent aux minorités religieuses.

TOP


Home | About Us | Contact Us | Documents | Links | News

Copyright @ 2004 Public Affairs and Religious Liberty Department, General Conference of Seventh-day Adventists